Depuis 2002, la SPRL DG COM –Data General Communication- établie à Villers Perwin en a fait son core business. C’est l’une des rares entreprises spécialisées dans ce domaine de pointe où les fabricants certifient leurs distributeurs. « Nos installations s’effectuent selon les techniques et les normes les plus rigoureuses, avec des garanties de qualité et de durabilité » indique le gérant Jean-Luc Deblander. La PME les adapte aux besoins et aux environnements spécifiques de ses clients, du raccordement de PC domestiques à la mise en réseau de centaines de périphériques (ordinateurs, téléphones, imprimantes, fax, serveur,…) sur plusieurs sites d’activité.
Câblage et réseaux informatiques
Lors de la création de l’entreprise en 1998, l’offre se limite au placement de systèmes de sécurité. C’est de l’électricité générale. Six ans plus tard, ce marché ne représente plus qu’un service accessoire avec 5% du chiffre d’affaires. Le catalyseur du changement se nomme Jean-Luc Deblander : l’activité change d’orientation lorsqu’il décide de s’y consacrer à temps plein, à partir de 2002. Quelques contrats signés avec des intégrateurs vont donner un coup de pouce à l’expansion industrielle et commerciale.
« Nous concevons des solutions clef sur porte et des installations complètes de câblage informatique (cuivre, fibre optique, connecteurs, racks) intégrant des produits actifs (hubs, switchs, routers…). » DG COM travaille avec des marques de la plus grande renommée : R&M freenet, Panduit, Brand-Rex, Knürr, Minkels, 3Com, Allied Telesyn, Cisco, … C’est ainsi que nous pouvons nous engager sur le fonctionnement des systèmes que nous développons, testés en fin de chantier par des appareils haut de gamme. De ce fait, nous sommes en mesure d’assurer la fiabilité et les performances de nos installations, conformes aux spécifications en vigueur et aux normes EMC belges.
Flexibilité
Avant d’être installateur, DG COM est un bureau d’études. « Nous commençons par un état des lieux et une estimation des besoins pour établir notre offre » La PME qui intervient souvent pour compte de sociétés d’intégration informatique procède aussi à des expertises –vérifications- de systèmes existants. A la demande, elle peut représenter un maître d’œuvre sur un chantier de câblage.
Sa force, c’est sa grande flexibilité. Quand l’urgence le réclame, elle adapte son planning, ce que ne peuvent faire tous les opérateurs du secteur. Son personnel est appelé à suivre régulièrement des formations sur les produits et les techniques de mise en œuvre, en évolution constante.
Si elle est présente partout en Belgique, l’entreprise l’est essentiellement à Bruxelles et en Wallonie où son savoir-faire lui vaut déjà une bonne notoriété. L’objectif est de continuer à gagner des parts de marché. Surtout en région de Charleroi dont la contribution est faible en regard de celle du Hainaut occidental.
Jean-Luc Deblander
C’est dans la bureautique qu’il commence sa carrière professionnelle, comme technicien pour IBM. Pendant trois ans, Jean-Luc Deblander dépanne des périphériques. Lorsque la multinationale réorganise son activité en filiales, il est d’abord affecté à l’entretien des imprimantes pour Skillteam, qui lui confie ensuite le développement d’un nouveau service de câblage informatique. Il a la charge de rechercher des sous-traitants et de vendre des installations. La structure de DG COM se met en place en 1998, sous la forme d’une activité complémentaire. A l’origine, la PME commercialise des systèmes de sécurité (contrôles d’accès, alarmes, vidéophonie, parlophonie, détection incendie). Le business évolue en 2002 quand Jean-Luc Deblander quitte son emploi chez Skillteam pour se consacrer à temps plein à l’exécution de son projet : l’entreprise devient alors spécialiste du câblage informatique. Le plus difficile est d’obtenir des références : deux ans plus tard, DG COM n’en manque pas –dans les services comme dans l’industrie. Le carnet de commandes est rempli à court terme.
Expériences d'entrepreneurs en 4 questions et réponses
.Quelle idée nouvelle est à la base de la création de votre entreprise ?
C’est plutôt un désir d’indépendance, d’autonomie qui m’a amené à créer DG COM. Dans mon activité pour Skillteam, j’avais identifié un marché de niche : le câblage informatique apparaissait comme un créneau porteur, nécessitant des spécialisations. Il répondait à mes attentes. Les systèmes de sécurité m’ont permis de jeter les fondements de mon projet d’entreprise. C’était un premier pas.
.Quelle est la plus grande difficulté que vous ayez rencontrée pour créer ou développer votre entreprise ?
Puiser l’information sur la gestion, la création et le développement d’une entreprise. Quand j’ai décidé de m’installer, c’était l’inconnu. Je n’avais aucune idée de la porte à laquelle je devais aller frapper pour être renseigné, orienté, conseillé de manière valable. Il existe des organismes compétents comme le centre Héraclès mais à l’époque, j’en ignorais totalement l’existence. La plus grande difficulté pour moi a été d’accéder à l’information complète et détaillée dont j’avais besoin pour développer mes affaires.
.Quelle est la plus grande joie ou satisfaction que vous a procuré votre entreprise et –si c’est le cas- pourquoi n’auriez vous pas pu vivre la même chose en tant qu’employé ?
Réussir son projet est la première des sources de satisfaction. Mais une entreprise en apporte beaucoup d’autres : si j’ai moins de temps pour moi, je trouve plus d’autonomie dans mon travail. De même, j’ai peut-être perdu en liberté dans le sens ou je l’entends pour gagner en responsabilité. J’en retire aussi de la satisfaction. Comme d’avoir bien évolué sur un marché peu favorable. Vous voyez : je n’ai pas qu’une raison à donner, mais de nombreuses.
.Quel petit « truc » proposeriez-vous à un jeune entrepreneur ?
Il est très important de choisir un bon créneau. Aussi, l’évaluation du projet est-elle primordiale : il faut donc prendre des conseils, aller chercher l’information, l’aide qui existe, afin de mettre toutes les chances de succès de son côté. Il me semble aussi que devenir entrepreneur nécessite un état d’esprit : on doit en accepter les risques, les contraintes et les sacrifices pour pouvoir en apprécier les satisfactions et en tirer le profit, si les affaires marchent. Ce qui est toujours le cas dès le moment où l’on y croit.

















